Compte rendu Bruxelles Patrimoine

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Compte rendu Bruxelles Patrimoine

La revue Bruxelles Patrimoine publiée par la Région de Bruxelles-Capitale, continue sur sa lancée et consacre les numéros de printemps et celui de septembre 2014 (respectivement le 010 et les 011-012) à deux dossiers, le premier consacré à l’architecte Jean-Baptiste Dewin et le second à l’histoire et à la mémoire. Peu connu du grand public, l’architecte Jean-Baptiste Dewin n’en est pas moins un des principaux représentants de l’art architectural à Bruxelles au début du vingtième siècle. Il se fit un nom comme constructeur d’hôpitaux comme l’Hôpital Saint-Pierre et l’Institut  cochirurgical du docteur Depage. La maison communale de Forest est son chef-d’oeuvre, où il conjugue tout son savoir faire.

C’est à Carlo R. Chapelle, graveur, typographe, illustrateur, historien d’art, conférencier, assistant à la Faculté d’Architecture La Cambre-Horta (ULB), habitué aux recherches fouillées et documentées, que l’on doit un essai de biographie de cet architecte dont la personnalité était encore enfouie dans la brume de l’oubli. Un deuxième article de Carlo R. Chapelle nous sensibilise à mieux apprécier l’oeuvre de Dewin, patrimoine fragile et menacé, comme nous le prouve le sauvetage in extremis de l’Institut chirurgical du docteur Verhoogen rue Marie-Thérèse à Saint-Josse-ten-Noode. Ces articles sont suivis de tout un faisceau d’autres qui nous font cerner les multiples facettes de l’oeuvre de Dewin. Ils sont dus à diverses plumes expérimentées. Ainsi l’architecte Francis Metzger, constructeur mais aussi restaurateur virtuose de l’oeuvre de nombreux architectes éminents, nous donne un article concernant la restauration de la maison personnelle de Dewin avenue Molière. Il nous dévoile à cette occasion les divers problèmes que pose le travail du restaurateur, mais aussi nous fait découvrir les passionnantes trouvailles qu’une étude attentive d’une oeuvre du passé peut révéler et nous explique toute la stratégie à suivre pour reconquérir l’identité perdue d’une oeuvre. Muriel Muret nous parle avec justesse de la clinique privée du  docteur Verhoogen (devenue ensuite la clinique du docteur Soeur) qui vient d’être sauvée in extremis. Des articles variés de Cecilia Paredes, Alfred de Ville de Goyet, Françoise Cordier, Stéphane Duquesne, Hubert Lionnez, Bernard Baines compléteront notre connaissance encyclopédique de l’oeuvre de ce maître.

A.van Dievoet

 

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